mercredi 13 août 2008

Les lulus de la colère

Bon, ça va faire!

La Chine ne respecte pas les droits de l’Homme. La Chine tabasse le Tibet. La Chine pollue, la Chine abuse, la Chine profite, la Chine fait travailler les enfants et emprisonne leurs parents pour avoir dit leur façon de penser. Vrai, la Chine n’est pas gentille. Elle est même plutôt vilaine, si vous voulez mon avis. Mais de là à faire tout un plat pour une petite chanteuse de neuf ans qui n’en est pas une, il y a une marge.

La cérémonie d’ouverture était un SPECTACLE et je ne comprends pas qu’on s’étonne à ce point que sa mise en scène ait été arrangée avec le gars des vues. Je suis la première à trouver que le culte de la beauté «parfaite» prend trop de place dans la société actuelle et, oui, j’aurais préféré que la Chine soit aussi fière de la petite chanteuse aux dents croches que de la petite cute au sourire Colgate. Mais c’est le propre de la télé que de nous montrer des gens télévisuels et c’est le propre du spectacle que de nous montrer des images spectaculaires. Non, je ne suis pas d’accord avec le principe, pas plus que je ne suis d'accord qu'on place toujours les beautés plastiques au premier rang des auditoires afin de faire grimper les cotes d’écoute. Mais c’est la game jouée par tous les pays du monde et la Chine n’est pas plus coupable de tricherie ou de mensonge que les états capitalistes.

Cessons d’user nos doigts à chercher des poux et concentrons nos énergies à pointer les vrais problèmes.

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vendredi 11 juillet 2008

Juste pour Daniel

2048

mardi 1 juillet 2008

Le temps qui passe...

1998


2008

samedi 3 mai 2008

Le pudding à l'arsenic

Voilà exactement un an et dix jours que mes nouvelles voisines ont élu domicile dans le petit logement adjacent au mien. Trois cent soixante-seize jours et autant de nuits à les détester profondément. Vous le savez, il y a eu d'abord Petite Peste qui a passé l'été dernier à crier sur ma terrasse, puis sa mère qui n'a rien trouvé de mieux à faire que de m'empêcher de dormir pendant des mois en s'installant presque sous ma fenêtre de chambre pour crier à sa fille de se taire. Ensuite, quand je croyais que la situation ne pouvait être pire, il y a eu les miaulements interminables de leur grosse chatte en chaleur et l'apparition de deux clébards. Depuis, le plus gros des chiens jappe après moi dès que je passe devant la fenêtre, en plus de laisser ses excréments partout sur ce qui fut jadis mon oasis de paix.

Le printemps est arrivé, et c'est avec une apréhension indescriptible que j'anticipais le décalfeutrage de la fenêtre de ma chambre. Étant donné que la petite famille d'à côté gagne un membre supplémentaire à chaque saison, je me disais que le dégel du crottin allait sûrement m'apporter une autre belle surprise. Je ne fus pas déçue: la maman s'est fait un chum et ils passent leurs soirées à s'engueuler. Pour la première fois depuis un an, j'ai de la peine pour Petite Peste. Je l'imagine dans son lit, les mains sur les oreilles pour ne pas entendre sa mère sacrer dans la cuisine et cette pensée ne m'aide pas à trouver le sommeil.

Cette année encore, mon passe-temps estival consistera à élaborer des plans machiavéliques qui, s'ils ne réussissent pas à faire disparaître ma voisine, auront au moins l'avantage de meubler mes nuits d'insomnie.


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lundi 28 avril 2008

Surprise!?

Si vous êtes passés chez Patrick Dion aujourd'hui, vous devez savoir que sa douce a organisé hier un petit party surprise pour ses quarante ans. Pas facile de surprendre quelqu'un qui a des yeux tout le tour de la tête, il nous fallait donc user d'ingéniosité pour l'attirer chez moi sans vendre la mèche. C'est mon homme qui s'est chargé de tendre l'appât, prétextant une petite soirée de gars avec Daniel.

Le plan imaginé était plutôt simple: Jeff et Daniel devaient être écrasés devant la télé et tous les autres invités attendaient dans ma chambre une dizaine de minutes, pour ensuite sortir tous en même temps en criant: surprise!

À 19h30, notre Patrick se pointe et s'ouvre une bière. Dans la chambre, quelqu'un nous fait remarquer que ce ne sera pas facile de tous se pointer en même temps dans le salon sans faire de bruit et on décide de changer le plan: nous allons plutôt attirer Patrick dans ma chambre en faisant partir le détecteur de fumée qui s'y trouve! Évidemment, il faut d'abord prévenir mon homme. Pour ce faire, j'emprunte le cellulaire d'un des convives et compose le numéro de la maison quand... c'est nul autre que Patrick qui répond! Prise de court, je raccroche et réalise qu'il a sûrement reconnu le numéro sur l'afficheur. Merde, il doit se poser des questions, il nous faut agir vite. Un ami approche sa cigarette du détecteur de fumée, Jeff comprendra sûrement qu'il s'agit d'un piège. Et bien non, v'là tu pas mon homme qui entre dans ma chambre en courant! S'il n'y a pas le feu pour vrai, on commence tout de même à transpirer sérieusement et le son aigu de l'alarme n'aide en rien à diminuer notre stress. Ce qu'on peut être nul pour les surprises! Sentant qu'il a fait une gaffe, Jeff retourne dans le salon et attire Pat en lui disant qu'il ne trouve pas le détecteur (vrai que ça fait seulement quatre ans qu'on habite ici). Il revient vers la chambre, ouvre la porte et pousse Patrick à l'intérieur.

Dans la confusion générale qui régnait dans la pièce, je pense que Patrick a compris qu'on lui criait bonne fête, mais sur le coup, je n'aurais pas pu dire si son air en était un de surprise ou s'il nous trouvait seulement cons.

Enfin, quand il est reparti, aux petites heures, il avait l'air heureux. C'est l'important, non?

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dimanche 27 avril 2008

Lagreffisme

«C'est bon, ça goûte vraiment la pelouse. Ça me rappelle mon enfance...»

Mon homme

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jeudi 10 avril 2008

Tu réalises que t'es out quand...

En marchant sur le trottoir, tu vois un garçon de sept ou huit ans, allongé sur le ventre, qui semble avoir des spasmes. Regardant autour, tu remarques deux autres ti-culs qui le regardent avec un sourire en coin. Ayant peur d'être témoin d'une crise d'épilepsie, tu te penches au dessus du jeune, lui demandes s'il est correct et il te répond: «Ben oui, tsé, j'fais du breakdance!».

Et tu entends, en poursuivant ta route, un des deux autre bozos lâcher un «vieille folle!»...

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mardi 25 mars 2008

Le courrier de Solange

Chère Solange,

Je suis une jeune femme dans la trentaine et j'ai un blogue que je néglige sérieusement depuis quelques mois. La raison en est simple: mon quotidien ne suffit plus à me fournir l'inspiration nécessaire. En gros, je n'ai plus rien d'intelligent à dire.

On pourrait croire que tout cela est différent dans la «vraie» vie, que j'ai une existence trépidante, remplie d'échanges philosophiques enrichissants. Eh bien non. Même dans mes rares moments de loisir, alors que j'ai la chance de côtoyer des gens brillants, par exemple lors du poker dominical, je n'ouvre la bouche que pour dire des inepties. Pire encore, une personne qui m'est très chère et qui prétend m'aimer se sert de mes logorrhées pour agrémenter son propre blogue. Si seulement je n'avais pas abusé de ce petit vin de dépanneur, j'aurais peut-être pu replacer mes paroles dans leur contexte original, mais je n'en ai gardé aucun souvenir.

Pendant ce temps, des lecteurs que je ne connais ni d'Ève ni d'Adam me soupçonnent d'être «une personne qui a une orientation sexuelle particulière».

Dites-moi Solange, souffrirais-je de troubles bipolaires, d'alcoolisme, du jeu compulsif ou simplement de répression de mon identité sexuelle? Éclairez-moi, je vous en conjure.

Galad

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lundi 10 mars 2008

Doux printemps...

Entendu hier autour de la machine à café pas buvable de la cafétéria:

- Je pense qu'on peut déclarer le 9 mars: journée provinciale de la pelle.

- Ce n'est pas plutôt la journée de la femme?

- Non, ça c'est le 8 mars.

- En tout cas, moi j'ai pas pris de chance. Avant de partir, j'ai mis la pelle dans les mains de ma femme.



samedi 1 mars 2008

Galad et la sloche

Si on m'offrait une baguette magique, je sortirais un de ces maudits chauffards de son SUV, je l'installerais sur un coin de rue du centre-ville et je le roulerais dans un trou d'eau glacée.

Comme ça, je ne serais pas la seule à savoir ce que c'est que d'arriver au boulot trempée des pieds à la tête...

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jeudi 14 février 2008

Tout est parfait

Déjà, il y a quelques mois, quand un ami nous a fait visionner ce film inachevé et sans trame sonore, l'homme et moi fûmes cloués à nos fauteuils. Alors que l'ami tentait de justifier tel mauvais enchaînement ou telle scène un peu longue qu'il se promettait de corriger, nous n'avions d'yeux que pour ces jeunes talents qui arrivaient à nous émouvoir jusqu'à la moelle.

Allez donc le voir, vous m'en donnerez des nouvelles.

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samedi 2 février 2008

2 février 1997

On se lève un beau dimanche matin. On entame la préparation d'un gros pot de café pour les colocs, quand un nuage de fumée jaunâtre envahit la cuisine. En moins de trois minutes, sans trop savoir comment, on se retrouve en jaquette sur le trottoir enneigé de la rue Mont-Royal, deux albums de photos sous un bras et un chat dans l'autre.

Cinq heures plus tard, une quinzaine de camions rouges et une centaine d'hommes en jaune retournent d'où ils viennent et on peut enfin rentrer chez soi. Enfin, de ce qu'il en reste.



(Le premier qui fait un lien avec mes talents culinaires, j'lui envoie un morceau de mon dernier gâteau aux carottes...)

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dimanche 27 janvier 2008

La quiche aux épinards

J'ai rêvé que j'habitais dans mon ancien appartement, celui qu'on appelait la commune parce qu'il était beaucoup trop grand pour moi et que chacun y prenait ses aises. Dans mon rêve, je louais une des chambres à Lady Guy. Elle recevait des amis pour un souper et m'offrait un petit bout de quiche aux épinards. Ses amis venaient tous m'embrasser en me disant: «comment ça va toi? ça fait longtemps!». Je leur rendais leurs sourires et leurs bons mots en mentant parce que je n'en reconnaissais aucun.

(Je ne sais pas grand chose de la symbolique des rêves, mais j'ai la forte impression que celui-là est un signe que je vais gagner au poker ce soir.)

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vendredi 11 janvier 2008

Comment perdre un million sans se fatiguer

Je ne sais pas si c'est parce que la nuit fut particulièrement tranquille ou parce que je savais que c'était mon avant-dernière avant le grand retour au travail de jour (après plus de cinq ans de vie nocturne, je tiens à préciser), mais de drôles d'idées me sont passées par la tête cette nuit. Peut-être aussi parce que c'était la fête de mon petit frère et que, comme toujours, ça me fait penser au temps qui passe, au chemin parcouru pendant ces neuf années qui me séparent de lui.

Toujours est-il que j'ai repensé à une parole d'un de mes profs de cégep. Il nous avait dit, comme ça, que nous devions nous hâter de choisir une carrière et de s'y lancer tête première, qu'en étudiant «pour le fun» ou en prenant une année pour voyager avant d'aller à l'université, nous ne perdions pas seulement notre temps, mais beaucoup d'argent. Il disait que les années de salaire perdu ne devaient pas se calculer selon nos revenus d'étudiants, disons 10000$, mais bien selon nos revenus à l'aube de la retraite, soit près de dix fois plus. À l'entendre, notre vie entière dépendait des décisions que nous devions prendre à dix-huit ans. Une année de jeunesse mal gérée, une seule, pouvait nous priver d'une jolie maison à la campagne où passer nos vieux jours.

Bien entendu, je n'ai pas suivi les bons conseils de ce professeur: à vingt-cinq ans, j'étais encore assise sur les bancs d'université, à décortiquer les textes de Nietzsche et à tenter de traduire Platon, faute de savoir quoi faire pour gagner ma vie. Puis sont venues les années à l'étranger, où à peu près tout ce que je possédais pouvait tenir dans un sac à dos. C'est cassée comme un clou rouillé que j'ai accepté un job de vérificatrice dès mon retour, un job «en attendant». En attendant quoi? Je ne l'ai jamais su. Cinq ans et trois employeurs plus tard, je troque les tête-à-tête nocturnes avec ma calculatrice pour la gestion d'une centaine d'employés. Ce n'est pas la mer à boire, mais disons que ça fera l'affaire «en attendant».

Ouais, la petite philosophe en herbe qui rêvait d'une petite vie de bohême commence à rentrer sérieusement dans les rangs. Selon le calcul du professeur de cégep, je dois bien avoir perdu un million pour avoir vécu ma jeunesse.

Pourtant, plus j'y pense, plus je me dis que ce n'est vraiment pas cher payé.

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mardi 1 janvier 2008

Bonne année grand nez!

Sur le coup de minuit, au Boudoir:

LUI: Bonne année ma Didi!

MOI: Pareillement Richard!

LUI: Je t'aime, tu sais...

MOI: Oui, je sais, et je t'aime aussi.

LUI: ...

MOI: ...

LUI: Hum...

MOI: Dis, on peut recommencer à se haïr maintenant?

LUI: Ça me va.

MOI: Bon, allez, dégage!

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samedi 22 décembre 2007

Cher Père Noël

Vous vous rappelez de ma voisine? Celle qui a passé l'été à crier après sa fille qui elle-même passait ses journée sur la terrasse à crier sous la fenêtre de ma chambre? Même sa grosse chatte en chaleur a réussi, à coups de miaouuuuuu interminables, à m'empêcher de fermer l'oeil pendant près d'une semaine...

Après trois mois d'insomnie, c'est avec un bonheur indescriptible que j'ai vu arriver l'automne: Je pouvais enfin fermer la fenêtre et dormir quelques heures par jour, au moins jusqu'à ce que la petite peste vienne jouer au ballon sur le mur de ma chambre en rentrant de l'école. Puis, avec les temps froids, ma terrasse a retrouvé sa bonne vieille tranquilité d'antan et j'ai retrouvé mes huit heures de sommeil par jour. Ça ne durera pas, que je me disais. J'avais raison.

La voisine a maintenant un chien d'environ six mois. Afin de lui aménager un terrain de jeu, madame a eu la brillante idée d'empiler tous ses meubles d'extérieur sur MA terrasse. Par bonheur, mon homme a eu la délicatesse de lui repitcher le tout de son côté et d'aller lui dire qu'elle commençait à nous les casser sérieusement. Elle a semblé comprendre le message et n'a plus osé remettre le pied sur notre territoire. Maintenant, quand elle fait sortir le chien, elle reste gentiment sur son balcon pendant que le quadrupède vient se soulager chez moi. Les deux mètres de neige jaune qui jonchent le sol de ce qui fut jadis mon petit coin de paradis peuvent en témoigner. À mon intrépide amoureux qui est retourné, cette semaine, lui dire de notre façon de penser, elle a répondu: «Ça ne sert à rien de dire non au chien, il est trop jeune. Quand il sera grand, il va comprendre

Je sais, très cher Père Noël, que je suis un peu à la dernière minute, mais croyez-vous qu'il serait possible d'ajouter un bidon d'essence et une boîte d'allumettes à ma liste de cadeaux?

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samedi 15 décembre 2007

J'écris parce que je cuisine mal (part two)

C'est un fait, je ne suis pas la meilleure des cuisinières. Je vous ai déjà narré quelques unes de mes débandades culinaires ici, il y a quelques années. Mon homme y avait aussi mis son grain de sel ailleurs, avec son ironie légendaire. On dit que l'important c'est d'essayer, de ne jamais se décourager, mais quand même la poubelle de la cuisine recrache les restes de table, il y a lieu de se poser de sérieuses questions.

En fait, j'exagère un peu, si peu. À titre d'exemple, le souper chez Daniel, il y a environ un an et demi, où chacun des convives devait se charger d'une partie du repas. Il m'avait demandé de faire une salade verte (il fournissait la vinaigrette) et d'acheter un pain. Rien de bien dangeureux, aucun risque d'indigestion possible. Je me suis donc pointée chez lui avec de beaux légumes frais et un énorme pain 28 grains. C'est en sirotant un verre de rouge que j'ai préparé une superbe salade pleine de belles couleurs, sous l'oeil attentif de mes amis. Jusque-là, tout allait bien. Puis, sont arrivés Patrick et sa douce qui se sont joints à nous à la cuisine où trônait fièrement ma salade, pleine de belles promesses. Nouvellement arrivée dans le groupe, la Sauterelle me demanda comme ça si j'étais vraiment aussi mauvaise cuisinière qu'on le prétendait. Je lui expliquai alors que non, je n'étais sûrement pas si nulle que ça, que j'étais un peu distraite de nature, mais que ma mauvaise réputation avait surtout été créée par mon homme qui est plutôt difficile. En parlant, j'ai tendu le bras vers la boîte à épices pour y saisir le pot de basilic et j'ai dévissé le petit couvercle pour en soupoudrer sur la salade. Par l'hilarité générale qui s'est déclenchée, j'ai tout de suite su que quelque chose clochait. En effet, le pot d'épice ne comportait pas de petite rondelle à trous et je venais d'en verser tout le contenu sur les légumes. Pendant que mes amis se roulaient par terre, Dame V a eu la gentillesse de nettoyer le plus gros des dégâts et la salade fut tout de même mangeable. Mais ma réputation n'en a été que renforcée.

Demain, je reçois tout le monde à souper pour l'anniversaire de Gabrielle et ce sera moi qui me chargerai du plat principal. Dans moins de 24 heures, huit personnes s'assoieront à ma table avec, je le sais, le sourire aux lèvres et un peu d'appréhension dans les yeux. La pression est forte. Demain soir, ça passe ou ça casse.

J'ai la chienne, vous pouvez pas savoir

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lundi 10 décembre 2007

Nous sommes tous des cons

À moins que vous ne soyiez aveugles, vous avez sûrement remarqué que le sujet de l'heure est la fameuse controverse liée à la politique de non-confidentialité du site Facebook. Je vous épargne les détails du contrat de l'utilisateur, d'autres ont déjà très bien résumé l'affaire ailleurs. Rappelons seulement qu'en nous inscrivant à ce site, nous permettons à ses administrateurs non seulement d'utiliser ou de revendre nos informations personnelles à des fins publicitaires, mais aussi de s'approprier et de licencier toute information publiée sur nous ou par nous ailleurs sur le web.

La question que je me pose est la suivante: comment des gens moindrement allumés et prudents, qui lisent les petit caractères de tout contrat avant d'y apposer leur signature peuvent-ils appuyer si hardiment sur le bouton «J'accepte» de n'importe quel site internet? Combien d'entre nous aurions accepté les conditions d'utilisations si nous avions pris quelques minutes pour les lire? Maintenant que nous sommes conscients des dangers auquels nous sommes exposés, nous savons aussi qu'il est trop tard pour revenir en arrière, le contrat étant «irrévocable» et «perpétuel». Désactiver notre compte ne changerait rien, le mal est là, tel un cancer qui nous ronge la propriété personnelle et intellectuelle.

Ce qui me fâche le plus dans cette histoire, ce n'est pas qu'on puisse me voler mes idées, mais bien de savoir que c'est moi qui les ai négligeamment léguées.

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lundi 19 novembre 2007

Maux de langue

Aujourd'hui, je vous propose quelques exercices de prononciation.

Commençons avec le son «ON». Pour vous pratiquer, je vous suggère les mots suivants: maison, talon, jambon, comédon. Répétez-les à haute voix jusqu'à ce que vous les maîtrisiez bien. Si nécessaire, installez-vous devant un mirroir, donnez à votre bouche la forme d'un cul de poule et assurez-vous que le «ON» vienne bien du fond de la gorge. Ça va? Prenez tout votre temps, je ne suis pas pressée.

Enchaînons avec le son «RÉ». Pour bien le prononcer, il suffit d'élargir la bouche de façon à faire un grand sourire niais et à faire vibrer le larynx comme pour émettre une sorte de grognement. Il est fortement suggéré de ne pas rabattre la langue ou le «RÉ» sera roulé et vous sonnerez comme votre professeur de troisième année. Pratiquez avec les mots suivants: purée, gonorrhée et putréfier.

Si vous avez bien fait ces deux petits exercices, vous êtes certainement en mesure de prononcer «Montréal» sans trop de difficulté. (Notez qu'il ne faut tout de même pas le répéter trop souvent ou on risque de vous confondre avec le maire Tremblay.) En aucun cas, vous ne pourrez échapper un bête «Mârial», comme on l'entend un peu partout. On s'entend? Parfait.

Maintenant, de grâce, passez le mot autour de vous.

samedi 17 novembre 2007

Je me souviens de quoi au juste?

Il y a 170 ans, John George Lambton (alias Lord Durham) débarquait à Québec. Sa mission: mettre une peu de lumière sur la rébellion des Patriotes et proposer des solutions à la couronne britannique ou, en d'autres mots, accroître le pouvoir des Anglais au Bas-Canada.

Le rapport qu'il présenta à Londres deux ans plus tard n'était pas des plus flatteurs à l'endroit de nos ancêtres. En voici un extrait:


La conclusion de son enquête fût très claire. Il ne passa pas par quatre chemins pour affirmer que les Français devaient, dans un avenir très proche, être assimilés par ce qu'il nommait «la race supérieure»:


* * *

Les temps ont bien changés depuis le Rapport Durham. Le Bas-Canada s'est modifié jusqu'à devenir la province de Québec, une majorité francophone a pris les rennes du gouvernement provincial, des partis nationalistes ont vu le jour et la loi 101 a été votée en chambre pour garantir la protection de la langue française. Tout a tellement changé que les descendants des Canadiens-Français ne sentent plus le besoin de se battre pour leur autonomie et la préservation de leur culture. Les Patriotes ne représentent plus qu'un emblème tout juste bon à illustrer quelques lignes de nos manuels d'histoire. Ils rougiraient sûrement de voir qu'on préfère maintenant élire des gouvernement plus disposés à forniquer avec les agneaux de la couronnes britannique que de protéger la survie de notre culture unique.

Pendant que notre peuple sans mémoire s'écrase de lui-même, une poignée d'arrogants lui crache à la figure en créant l'Office québécois de la langue anglaise.

Si vous n'avez pas encore envie de vomir, allez donc lire le Rapport Durham.
Vous m'en donnerez des nouvelles.

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dimanche 4 novembre 2007

Ouille!

Pas facile d'être lendemain de veille.

(Et y'a les copains qui m'attendent pour le poker... misère!)

jeudi 25 octobre 2007

Brigades d'hier

La première fois qu'on m'a demandé ce que je voulais faire plus tard, j'ai répondu, du haut de mes cinq ans, que je serais brigadière. Pas d'ambitions, vous pensez? Eh bien détrompez-vous! La dame au dossard orangé qui me faisait traverser le petit boulevard sur le chemin de la maternelle était la personne qui me semblait la plus heureuse du monde. Toujours souriante, beau temps mauvais temps, elle avait de belles grosses joues toutes rouges et des petits yeux rieurs. Voilà des décennies que j'ai oublié son nom, mais je me rappelle qu'elle nous demandait tous les matins si nous avions bien dormi et au retour le soir, elle insistait pour qu'on lui montre les bricolages qu'on avait fait durant la journée. C'est avec une grande fierté que je lui montrais le dessin au crayon feutre d'un oiseau qui ressemblait à un hélicoptère écrasé ou un auto-portrait en bonhomme allumette. Et c'est avec un sourire tout a fait crédible qu'elle me disait que j'étais une très grande artiste. Moi je la croyais, comme je croyais qu'elle avait le plus beau métier du monde.

Cette histoire m'est revenue en tête en croisant les brigadières du boulevard St-Joseph ce matin. Si je suis toujours aussi nulle en dessin, les traverseuses fluorescentes semblent, quant à elles, avoir perdu leurs jolis sourires. Peut-être que ce sont les enfants qui ont changés. Ou le monde en général. Je me suis demandé si elles portaient une arme dans certains quartiers de la ville. En tous les cas, même si je n'ai toujours pas de plan de carrière bien défini, je me félicite de m'être détournée de ma première «vocation».

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samedi 13 octobre 2007

Question de principe

J'ai toujours éprouvé un profond malaise en pensant à ces prétendus voyageurs qui se rendent, année après année, dans des «tout inclus» des Caraïbes. Je n'ai jamais pu comprendre comment on peut relaxer dans ce type de paradis artificiel. Comment peut-on s'empiffrer au buffet de l'hôtel quand la population de l'autre côté du mur meurt littéralement de faim? Comment peut-on prétendre aimer un pays quand tout ce qu'on en a vu c'est son beau sable jaune et son eau turquoise? Comment peut-on prétendre connaître une population quand on passe une semaine entouré de touristes et que notre seul contact avec les autochtones se résume à laisser quelques dollars américains à la femme de chambre?

Je ne veux pas juger les gens qui s'offrent ce genre de vacances, chacun son truc, mais ça me désole de penser aux populations locales qui n'auront jamais les moyens de passer ne fut-ce qu'une journée dans le spa entouré de palmiers qu'on a installé sur leurs propres terres.

Oui, ça me désole. Mais il y a parfois des circonstances atténuantes: comme quand il nous reste une semaine de vacances à prendre, qu'on se les gèle sous la pluie depuis six jours et qu'on se fait offrir d'aller prendre un bain de soleil gratuitement en République Dominicaine. D'un côté, la pluie glaciale et les beaux principes, de l'autre, un bikini et la douce chaleur du soleil.

L'avion décolle dans quelques heures. Mes principes peuvent bien m'attendre une petite semaine, non?

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dimanche 30 septembre 2007

¡Viva la fiesta!


Bon, je sais qu'elle n'est pas des plus récentes, mais c'est probablement la plus belle des photos de ma petite gang que j'adore. Voyez comme on a l'air heureux quand on est ensemble! Seule ombre au tableau: l'absence de Daniel, sûrement occupé à changer des couches...

(Cela dit, si une image vaut mille mots, je doit être correcte pour quelques semaines...)

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samedi 22 septembre 2007

Lagreffismes

Ceux qui connaissent mon homme savent qu'il a un sens de la répartie à toute épreuve:

«-Tu ne connais pas ta chance, mon beau.
-Peut-être, mais je connais pas mal de belles qui n'ont pas ta chance.»


Mais il faut partager son quotidien pour mesurer l'étendue de ses notions anatomiques:

«Encore tes règles? Coudonc, as-tu ça à tous les mois, ou quoi?»


Et que dire de ses rêves à la hauteur de ses ambitions:

«Quand je serai grand, je veux être un dompteur de frisottis. Comme ton shampoing.»


Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille?


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jeudi 20 septembre 2007

De la poudre aux yeux

Ce matin, j'ai envie de vous parler du Yom Kippour, le jour le plus saint de l'année juive, qui aura lieu dans deux jours en Israël. Si on oublie le côté «expiation des péchés», qui n'est pratiqué que par une minorité orthodoxe, le Yom Kippour a ceci de particulier: il arrête le temps. Le vendredi après-midi, dès le coucher du soleil, tout s'arrête à la grandeur du pays: plus d'épiceries, d'autobus, de voitures, de restaurants, de journaux, de bars... Même la télévision nationale ferme les ondes. En fait, tout ce qui n'est pas service d'urgence doit se faire oublier pour 25 heures, soit jusqu'au coucher du soleil le lendemain.

On a beau en avoir entendu parler, il faut vraiment l'avoir vécue sur place pour réaliser pleinement la valeur d'une telle journée. Ce qui m'a le plus frappée, lors de mon premier Kippour, fut la pûreté du silence que seul le rire des enfants gambadant sur les boulevards avait le droit de briser. Dans cet absence de bruit ambiant, les piétons et les cyclistes qui envahissent les rues se sentent obligés de chuchoter et ceux qui choisissent de rester à la maison n'oseraient jamais déranger les voisins avec leur musique. Vingt-cinq heures de bonheur à l'état pûr!

Je ne peux m'empêcher de croire qu'il y a un lien direct entre le Yom Kippour et la journée sans voiture qui a lieu dans plusieurs centaines de ville à travers le monde. Mais ici, à Montréal, le temps est loin de s'arrêter. On ferme une dizaines d'artères du centre-ville un jour de semaine, on organise quelques activités «vertes» ici et là, on installe une fausse pelouse sur la Ste-Catherine et on peut aller dormir la conscience tranquille. Aurait-on oublié que la vie continue à l'extérieur du petit périmètre protégé? Des voitures, il n'y en a pas moins sur les routes, au contraire elles sont plus nombreuses à faire du surplace dans les bouchons de circulations ailleurs sur l'île. La journée sans voiture n'en est pas une. Ce n'est que de la belle poudre aux yeux qui comblera les trous dans les bulletins de nouvelles de ce soir.

Moi, si j'ai envie d'aller me rouler sur la pelouse, je vais au parc Lafontaine. Il est ouvert 365 jours par année et n'a pas la prétention de changer le monde. Sinon, il y a toujours le Yom Kippour...

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dimanche 16 septembre 2007

Un peu de sérieux

Tout le monde est toujours divisé sur tout: la politique, le tofu, la cigarette, le dernier film à l'affiche... Pourtant, on dirait qu'il existe un consensus contre le port des sandales avec des bas. Oh, là dessus, y'a pas de doute, tout le monde s'entend!

Alors, vous qui êtes si nombreux, faudrait m'expliquer: C'EST QUOI LE PUTAIN DE PROBLÈME DES BAS AVEC LES SANDALES?

mardi 11 septembre 2007

Bonne nuit, petite perruche

Mardi dernier, à la Caisse Populaire sur Gilford, une vieille dame, probablement octogénaire, s'est écroulée sur le sol. L'agent de sécurité l'a aidée à se relever, mais plutôt que de l'escorter vers une chaise, il l'a laissée marcher seule en titubant dans l'allée. En voyant que la mémé ne se rendrait vraisemblablement jamais indemne à son siège, j'ai laissé ma caissière terminer mon transfert de fonds sans moi et me suis précipitée vers l'aïeule pour l'aider à s'asseoir quand elle m'est littéralement tombée dessus. Inconsciente, les yeux renversés, la bouche grande ouverte et baignant dans son urine, elle n'émettait aucun signe de vie, sinon un affreux râle toutes les quarante secondes. J'ai jeté un rapide coup d'oeil vers le comptoir sur lequel mon portefeuille était resté ouvert et d'où mon certificat de secourisme semblait me faire la grimace, puis j'ai regardé les gens autour de moi. Aucun mouvement, sinon celui presque imperceptible, d'une vingtaine d'yeux passant en alternance de moi à la vieille. La balle était dans mon camp, cela ne faisait aucun doute. «Madame, est-ce que vous m'entendez? Pouvez-vous me voir?» Du coin de l'oeil, j'ai vu que l'agent de sécurité avait au moins eu la présence d'esprit de contacter le 911. «Restez avec nous madame, les secours s'en viennent. Mon nom est Galad et je vais vous tenir la main en les attendant.» Un jeune homme s'est approché de moi et m'a offert un coup de main pour retourner la mémé sur le dos. Il l'a prise par les épaules et je me suis chargé des jambes en tentant, tant bien que mal, d'éviter les souillures d'urine. Sa bouche, toujours ouverte laissait voir une langue violacée et toute sèche. On aurait dit la bouche d'une perruche. «Je suis toujours là, Madame. Essayez de vous concentrer sur ma voix si vous le pouvez.» En disant cela, j'ai réalisé que son dernier râle remontait à plus d'une minute. C'est d'un air terrifié que j'ai parcouru la salle des yeux en poussant un cri. «Elle ne respire plus!» Déjà que l'odeur de son urine commençait à me donner la nausée, je ne me voyais vraiment pas plaquer ma bouche contre celle, de plus en plus mauve, de la vieille. Ma main gauche, toujours sur sa droite, pouvait sentir un semblant de pouls. À moins que ce ne fut le mien? Un râle affreux me sortit enfin de ma torpeur. Elle était toujours là! Je pus, à mon tour, recommencer à respirer et à parler à la grand-mère pendant un autre bon cinq minutes jusqu'à ce qu'une employée de la caisse vienne gentiment prendre la relève. Je me suis fait indiquer la salle de bain et, encore sous le choc, j'ai quitté l'endroit sans même regarder derrière. La bouffée d'air frais m'a fait du bien, mais je n'ai pu me sortir la vieille de la tête qu'après plusieurs heures et quelques verres.

Depuis une semaine, pas une journée n'est passée sans que je me demande, d'abord, si l'aïeule était toujours vivante et ensuite, si j'avais réellement fait ce qu'il fallait pour maximiser ses chances de survivre à son malaise. Peut-être aurais-je dû rester sur place au moins jusqu'à l'arrivée des secours. Qu'est-ce que seize minuscules heures de formation en secourisme quand vient le temps de sauver une vie?

En revenant de la caisse hier, mon homme est venu me rejoindre à la cuisine et m'a regardée d'un air grave. «La perruche fait dodo. Elle est morte sur place avant l'arrivée des ambulanciers» qu'il m'a dit. «Fais-moi un câlin» que je lui ai répondu. Peut-être que si j'étais restée plus longtemps avec elle... Comment savoir?

Bonne nuit, petite perruche. J'espère que tu sauras me pardonner.

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mercredi 5 septembre 2007

Le retour

J'avais oublié à quel point, après dix jours de vacances, notre quotidien peut nous sembler misérable...

vendredi 24 août 2007

Agace-Pésie

Pour notre première sortie de plus de quarante-huit heures en trois ans, l'homme et moi avons, contrairement à nos habitudes, quelque peu planifié notre petit séjour en Gaspésie. La voiture a été réservée pour huit jours et la belle Gabrielle avisée de notre arrivée à Ste-Anne-des-Monts pour lundi soir. Tout a été prévu: le show de Patrick Watson à New Richmond, l'après-midi d'hébertisme à Cap Chat et les petites bouffes bien arrosées avec les copains. Même la date des déchirants adieux a été fixée. Jeudi matin, départ pour Percé où l'ami Stéphane s'est engagé à nous recevoir pour deux nuits. Au programme: visite du rocher (on raconte qu'il serait percé, mais bon, tant qu'à être dans le coin...), trecking à l'île Bonaventure et, encore une fois, bonnes bouffes que je devine déjà bien arrosées. Puis, départ samedi matin pour la partie sud de la péninsule où absolument rien n'a été prévu! Rien de rien. Les trois derniers jours de notre périple sont voués à l'improvisation totale.

Pour que nous n'ayons pas l'impression de tourner en rond, j'ai eu la finesse d'esprit de nous dresser une petite liste des activités que nous pourrions faire:

a) Nous intégrer discrètement dans un groupe de chevreuils près de la Baie des Chaleurs et, après une petite bouffe bien arrosée, tenter de convaincre le plus sexy de se joindre à nous pour un trip à trois avec du panache.

b) Prendre l'avion à Bonaventure pour une destination louche de l'Inde où nous pourrions changer nos noms pour Sanveej Râjagopâlâchâri et Ramsita Vajpeyi Purnaiya et, renonçant à jamais aux bouffes bien arrosées, nous retirer dans le monde mystérieux des ermites.

c) Rouler jusqu'à Rivière-du-Loup, prendre le traversier pour St-Siméon et aller visiter un ami jeuneauteur baiesaintpaulois nouvellement riche pour une petite bouffe bien arrosée. (Celle-là me semble un peu risquée par contre).

d) Suivre la route 132 jusqu'au Cap des Méchins, sur le bord du St-Laurent, passer trois jours à rire de ses habitants, les méchinois, et nous payer un souper de egg rolls bien arrosés de sauce aux prunes.

Voilà, c'est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant. Si vous avez d'autres suggestions, il vous reste deux jours pour m'en faire part...

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